Plus de deux millions de Français ont déjà acheté ou envisagent d'acheter un robot comme cadeau de Noël
Sondage Syntec Numérique - Odoxa décembre 2014
Grands favoris des cadeaux de Noël, les robots sortent aujourd'hui du champ de la science-fiction pour s'immerger dans la réalité. Syntec Numérique, en partenariat avec l'institut de sondage Odoxa1, a donc souhaité interroger les Français pour comprendre leur perception de la robotique et l'émergence de cette nouvelle technologie pouvant transformer leur quotidien.
Les Français et les robots : les grands enseignements
- Le développement de la robotique est positif pour une grande majorité ;
- un tiers déclare disposer d'un robot dans leur vie quotidienne ;
- plus de deux millions de Français ont déjà acheté ou envisagent d'acheter un robot comme cadeau de Noël pour leurs proches ;
- 61 % perçoivent le développement de la robotique et des robots comme une opportunité pour la société.
Une majorité de Français convaincue par le développement de la robotique
Au-delà du traditionnel robot culinaire, chapitre sur lequel 86 % des personnes interrogées y sont naturellement favorables, les autres aspects de la vie en société sont plébiscités. Qu'il s'agisse de robots dédiés à la santé (84 %), aux personnes âgées (75 %) ou aux différents usages domestiques (74 %), cette technologie remporte les suffrages d'une grande majorité de Français. Les applications professionnelles et les usages pour diminuer la pénibilité du travail ou effectuer des tâches complexes ou dangereuses convainquent également 72 % et 64 % de la population.
" Les Français nous délivrent ici une version du futur dans laquelle les robots sortent définitivement du ghetto de la science-fiction pour venir révolutionner la vie à domicile, les conditions de travail, la médecine et les sciences. Ils sont même déjà prêts pour 13 % d'entre eux à considérer le robot comme un cadeau de Noël envisageable. Il faut reconnaître que les applications domestiques de la robotique telles que l'aspirateur ou la tondeuse à gazon autonomes ont fait beaucoup pour rendre plus accessible le recours aux machines " explique Bruno Vanryb, Président du collège éditeurs de Syntec Numérique.
Un tiers de la population française déjà équipé d'un robot
Convaincues de leur utilité, 42 % des personnes interrogées possèdent au moins un robot dans leur vie quotidienne (32 %) ou souhaiteraient en acquérir un (10 %). Son développement à un plus grand nombre semble seulement limité au prix : 33 % des Français déclarent qu'ils souhaiteraient s'en procurer mais les trouvent trop onéreux.
" Ce frein lié aux coûts de conception et de fabrication ne devrait pas en rester un très longtemps, si une véritable filière industrielle et scientifique de la robotique se met en place avec des entrepreneurs engagés, comme ce fut le cas pour l'explosion de l'informatique dans les années 80, de la téléphonie mobile à la fin des années 90 et plus généralement du numérique depuis les années 2000… " déclare Bruno Vanryb.
La robotique, une belle opportunité pour la société
La création d'une vraie filière française de la robotique est perçue comme une véritable opportunité pour une grande majorité de la population, tant pour la société dans son ensemble (61 %) que de façon plus détaillée pour chacun des domaines proposés : la médecine et les sciences (91 %), la qualité de vie à domicile (83 %) ou encore l'aide à domicile des personnes malades ou dépendantes (80 %).
" Nous sommes donc face à une nouvelle chance de création de richesse et d'emplois pour les entreprises françaises du numérique, les plus à même de s'impliquer dans cette révolution technologique qui présente l'avantage unique d'intégrer les industries de pointe du monde traditionnel et du monde virtuel pour fabriquer les robots de demain. Une nouvelle ère de croissance pourrait ainsi s'ouvrir pour l'industrie du futur, nouvelle ère qui permettra de compenser largement la seule inquiétude exprimée par les Français sur la robotique, à savoir la possible destruction d'emplois que pourrait provoquer la généralisation des robots ! ", conclut Bruno Vanryb.