Répartition géographique de l'emploi du jeu vidéo en France (édition 2026)
Emploi dans le jeu vidéo : une industrie toujours centralisée, un marché de l'emploi en forte contraction
L'AFJV publie une nouvelle étude consacrée à la répartition géographique de l'emploi dans l'industrie du jeu vidéo en France, fondée sur l'analyse des annonces d'emploi diffusées en 2025. Cette étude met en lumière à la fois la structure territoriale du secteur et l'ampleur du retournement du marché de l'emploi observé depuis 2023.
Un marché de l'emploi en recul marqué depuis 2022
Après un pic historique atteint en 2021 et 2022, période marquée par un contexte exceptionnel de forte croissance et d'investissements massifs, le marché de l'emploi du jeu vidéo connaît un repli brutal. Le nombre d'annonces publiées chute de 2 716 en 2022 à 799 en 2025, soit une baisse de 71 % en trois ans.
Cette contraction reflète l'ajustement des studios après une phase de surchauffe liée à la pandémie de Covid-19, dans un contexte de ralentissement global du secteur et de recentrage des projets.
Une industrie toujours très concentrée en Île-de-France
La cartographie des entreprises du jeu vidéo confirme une forte centralisation géographique. L'Île-de-France concentre 46 % des sociétés du secteur, et joue un rôle central pour les fonctions structurantes : édition, production, formation, presse spécialisée et prestations de services.
Elle demeure également le premier bassin d'emplois, avec 46 % des offres publiées en 2025, traduisant une concentration à la fois économique et décisionnelle.
Des pôles régionaux de création désormais bien identifiés
Si l'Île-de-France reste dominante, la création de jeux vidéo est aujourd'hui largement répartie sur le territoire. Les studios de développement, qui représentent près des deux tiers des entreprises du secteur, sont majoritairement implantés en région.
Trois pôles régionaux se distinguent particulièrement :
- Auvergne-Rhône-Alpes (16 % des offres),
- Occitanie (11 %),
- Nouvelle-Aquitaine (9 %).
À elles seules, ces régions totalisent 36 % des offres d'emploi, confirmant leur rôle clé dans l'écosystème français, notamment pour les métiers de programmation, de création et de production.
Télétravail et concurrence accrue entre candidats
L'étude met également en évidence une forte tension sur le marché du travail, quelle que soit la localisation. Le télétravail apparaît comme le segment le plus saturé, avec 113 candidatures en moyenne par annonce, devant l'Île-de-France (84) et les grandes régions.
Ce niveau élevé de concurrence traduit un marché perçu comme globalisé et fortement concurrentiel, en particulier pour les profils juniors ou en reconversion, tandis que les recruteurs font face à un afflux de candidatures sans nécessairement gagner en fluidité dans leurs recrutements.
Une crise généralisée, mais des territoires inégalement touchés
La comparaison entre 2022 et 2025 montre que toutes les régions sont affectées par la baisse des recrutements, mais avec des intensités variables. Les principaux bassins d'emploi enregistrent des reculs compris entre -52 % et -75 %, tandis que certaines régions intermédiaires subissent une contraction tout aussi sévère, sans avoir bénéficié de la même phase d'expansion préalable.
L'étude complète, incluant l'ensemble des tableaux, graphiques et analyses détaillées, est à consulter sur le portail de l'emploi de l'AFJV (rubrique observatoire) : https://emploi.afjv.com/observatoire/regions.php
